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Panorama de la musique actuelle : L’éternel recyclage
Cet article est un constat, un peu soupe au lait, de ce qui nous est depuis pas mal de temps offert sur le plan musical, tous styles confondus.
« C’était mieux avant »
Bon, ce constat doit être fait par toutes les générations d’amateurs de zik : on a bien l’impression que la production actuelle est à des années lumières de ce qu’on pouvait écouter quand on était ado. Et ne parlons même pas de l’époque de nos parents !! Qui n’aurait pas rêver attendre avec impatience le nouveau Beatles, Zeppelin, Dylan ?
OK, nous, on a vibré sur les sorties des disques de Radiohead, Oasis et autres Boo radleys. On ne vas renier nos amours de jeunesse mais avouez-le les zamis, c’est pas la même came loin s’en faut. Il n’empêche : cette musique a marqué nos jeunes années, et on peut toujours réecouter ces disques avec un souvenir ému aujourd’hui . Evidemment ces groupes n’ont pas inventé grand-chose : pour la plupart d’habiles artisans (avec quand même pas mal de génie mélodique) capables de digérer et de recycler les trouvailles de leurs aînés. Bien sûr, Mr Viaud me dirra que Radiohead , c’est quand même autre chose, c’est pas la même catégorie !! Ce à quoi je répondrais : oui mon ptit Julien, mais leur meilleur album ne reste-t-il pas leur deuxième, celui avec
pleins de guitares et de belles mélodies dedans ?
Bon. Je m’emporte. Nul doute que nos prédecesseurs ont eu les mêmes remarques (oui, mais les Stones ils piquent tout les vieux trucs du blues…)
On aura tout eu
L’objectif de cet article est le suivant : analyser depuis presque 20 ans les modes et tendances au niveau des styles musicaux.
Allez, petite question : quel est le dernier style musical un peu original qui ait été inventé ?
Alors alors ? et bien c’est le…grunge !!! Apparu il y a maintenant un peu plus de 20 ans.
Et la dernière grande rock star c’était qui ?? Et bien vous avez vu juste, c’est le chef-malgré-lui de ce même mouvement, Kurt Cobain, çuilà qui s’est tiré une balle.
Et depuis ? c’est un interminable ballet qui est déjà arrivé à son terme de resucée de tout ce qu’on avait entendu depuis la findes années 50. On a donc eu la britpop, le retour du retour du rock à guitares, le post-punk, le néo-psychédélisme, un nouveau revival electro.Le plus drôle, c’est que cela est allé de plus en plus vite, si bien que la boucle s’est bouclée cet année avec un petit revival grunge. D’excellents artistes ont émergés de ces mouvances. Mais, au final, si on établissait un top 10 des plus grands groupes de tous les temps, combien seraient issus des années 90/2000 ?
Fini de chouiner
Allez, pour conclure, on aura quand même vécu de belles émotions musicales ces dernières années. On a juste l’impression que l’histoire du rock s’est écrite quelque temps avant qu’on ait eu l’âge de s’y intéresser.
Rêver un impossible rêve, rêver même trop même mal… ah jacques…
Depuis ma plus tendre enfance le mois de juillet a toujours été emballé par le rythme infernal des forçats de la route. La petite reine a eu une telle influence sur ma personne que la moindre évocation d’une belle paire de cuisse m’émoustille au plus au point.
Je comprends qu’on ne puisse pas apprécier le spectacle du défilé des longues plaines pendant plus de 6 heurs de directs télévisuels. Mais des que la route s’élève tout change…
La montagne, les arrivées dans les grands cols, qu’ils soient alpins ou pyrénéens, ont donnés leurs lettres de noblesse à la troisième plus grande épreuve sportive inter planétaire.
Le Galibier, le Ventoux, le Tourmalet pour ne citer qu’eux et bien sur l’alpe d’huez et ses mythiques 21 virages de légendes, ça ne fait pas rêver ?
Mon acolyte de voyage, l’intrépide monsieur N. n’y était pas spécialement sensible. Au contraire bien qu’amoureux du sport et grand amateur de sa diffusion hertzienne celui ci n’avait aucune estime pour nos beaux champions aux mollets épilés.
Alors quoi de mieux qu’entreprendre l’ascension d’une arrivée mythique pour le sensibiliser.
Le bougre n’a pas été difficile à convaincre. Profitant de notre périple inter franco-golfique nous avions donc choisi de poser bivouac dans un des virages de la dantesque montée vers la station de l’alpe d’huez.
En cette belle journée du 21 juillet 2011 nous partîmes dans une aventure qui, je ne le cache pas, nourrissait mon excitation depuis déjà quelques jours.
Le village de Bourg d’Oisans était déjà bondé de milliers de cyclotouristes et autres camping-cars à l’accent majoritairement germanophone. Après 30 minutes de montée à 10 km/h au milieu des épaves de la nation orange nous prîmes nos aises sur un ravissant bout de trottoir en pente. L’enjeu était de taille et non gagné d’avance. Nous devions réussir a caser une voiture et une tente sur des bordures déjà bien remplies. Nous avions trouvé notre oasis à environ 6km de l’arrivée.
Une fois les préparatifs coucho-apéritives au point, nous nous fondîmes sans aucun soucis dans l’habit du suiveur du tour, celui la même capable de courir en slip et corne de viking bien accroché sur la tête pendant des dizaines de mètres dans le but d’encourager son champion. Capable aussi de dégager un gosse sans prévenir pour récupérer l’hypothétique casquette à poix rouges… Et oui c’est quand même du lourd. Alors je ne sais pas si c’est l’altitude ou le mauvais cocktail aux fruits multi vitaminés qui accompagnait nos rhums mais il se trouve que relativement vite nous nous sentîmes comme chez nous sur ce bord de macadam à encourager tout ce qui passait, cyclos, caravanes, camions, etc.
J’ai oublié de préciser que l’étape avait lieu seulement le lendemain…
Il faut savoir que les à cotés du tour ressemble a peu de choses près a une grande zone de non droit puisqu’il est toléré à toutes les nationalités du monde (enfin presque) de camper et déambuler ivre jusqu’à la lie tout en aboyant son jargon incompréhensible le long d’une route assez étroite de montagne.
Nous avons pour notre part hérité d’allemands un peu mou, d’hollandais étrangement calmes et de norvégiens bien décidés à ne pas fermer l’œil de la nuit.
S’en suivirent de belles rencontres comme cet irlandais alcoolique et dépressif, bien qu‘assez jeune, ou bien alors des imbibados peut-être andalou qui nous proposèrent un peu de tout se qui était possible d’ingurgiter. Bien qu’ayant poliment décliné leur offre, ceux ci oublièrent les pots de peinture… Riche idée puisque monsieur N. s’évertuait laborieusement jusque là à célébrer thomas Voeckler sur le bitume à l’aide d’un simple silex.
Autant vous dire qu’avant que les fiers ibériques se rappellent a nos bon soins pour récupérer leurs matériels nos avons pu nous en donner a cœur joie et ainsi nous aussi comme les vrais avons pu souiller de notre empreinte (in)dé(lé)bile ces belles sentes alpestre.
Le réveil fut des plus délicats (toujours l’altitude ?), un défilé incessant de 15 tonnes à un mètre de son lit ça na jamais aidé à trouver le repos. De plus la caravane et les coureurs ne passent qu’en fin d’après midi alors que faire pour passer le temps ?
Pour ma part je choisis l’option bières chaudes et encouragements à l’intention des valeureux cyclos qui escaladaient ces terribles pentes. A noter toutefois quelques très jeunes enfants et un danois la bière a la main. Monsieur N. quant à lui rentra dans l’intense méditation qu’exige ce genre d’évènement.
L’attente fut néanmoins assez longue.
Vers 15h30 surgit du fond de la vallée un concert étourdissant de klaxonne. C’était elle enfin, la toujours fidèle au rendez vous, la très chère caravane publicitaire du Tour de France.
Ce fut une régalade d’objets, aussi inutiles qu’insolites, balancés à toutes berzingue par des saisonniers sans doute shootés a mort, et oui trois semaines a conduire un quad en forme de pot de rillettes ça peut paraître long.
Les boudins gonflables et les grandes mains vertes pmu firent bien des heureux.
Ainsi équipés des pieds a la tète tel de véritables hommes sandwichs nous étions près.
Près à l’exploit puisqu’en ce jour du 22 juillet 2010 un français Pierre Rolland se décida enfin a remporter une victoire d’anthologie au nez et la barbe des favoris.
Le passage des coureurs fut rapide mais intense car même sur des routes à 10 degrés ils foncent comme des malades. Quel belle fête que cette communion autours d’une passion commune, le vélo qui déjà depuis près d’un siècle n’a de cesse d’enflammer la moitié de l’Europe et maintenant du monde.
Nous remballâmes nos affaires fourbus mais heureux. Sur la descente nous avons pu constater a quel point les bataves sont sales, de la a dire que ce sont de sales bataves il n’y a qu’un pas. Leur emplacements, tout juste déserté, étaient encore jonchés de montagne d’ordure. Bien triste spectacle.
Le retour fut également épique puisque les freins de la voiture ont lâché en bas de la descente et que nous fûmes bloqués pendant près de 6 heures dans d’infernaux bouchons.
Malgré ces quelques déconvenues monsieur N. garde aujourd’hui encore le souvenir ému de ce jour de juillet où la petite reine lui pénétra au plus profond des entrailles.
Radiohead - The King of Limbs
Du début du commencement de l’histoire…
2 ans, … au moins 2 ans qu’on en entendait parler plus ou moins concrètement… Thom Yorke et sa bande passaient du temps en studio, testaient et peaufinaient leur chansons… mais 2 ans aussi que l’unité du groupe montrait ses limites… Thom multipliait entre-temps les expériences solo, notamment avec Flea (des RHCP), dans le cadre de « Atom for Peace ». Johnny Greenwwod, guitariste en chef de la bande, alignait les BO de films et affirmait « s’éclater » là dedans. Même le batteur, Phil Selway, y allait de son album personnel (sympathique, et qui mérite d’être écouté !).
2 ans donc, que, comme tout bon fan, je me rendais plus ou moins quotidiennement ( !!! ) sur le site « radiohead.fr », forum des « fans » français, à lire les commentaires plus ou moins larmoyants, où on ne savait plus quelles raisons invoquer pour espérer… ne serait ce que la période de sortie de leur 8ième album…

Et puis, ce lundi soir là, après une journée assez chargée de boulot, on décide avec mon amie de se regarder « Black Swan » en divx (à voir d’urgence si ce n’est pas encore fait)… 23h00, le film se termine et je décide d’enchaîner, en clin d’œil, avec le titre « Black Swan » de l’album solo de Yorke : « The Eraser »…
« Tu reconnais ? » je lui demande…
Et elle me répond, anodinement et sans perversité : « ah tiens, t’as vu, Radiohead, ils vont sortir un nouvel album… j’ai lu ça sur google actualité… ».
Sur le coup, j’ai cru qu’elle se moquait de moi… et puis non, et puis tout a commencé…
1 semaine de tapage sans nom… l’album doit sortir le samedi… il est dans un premier téléchargeable uniquement à partir du site spécialement conçu… cette fois, le prix est fixe, on ne pais pas ce qu’on veut… plusieurs versions sortiront au mois de mai (de la version de base à la version de luxe)… on parle « d’album journal » (qu’est ce que ça veut dire ? )…
Sans crier garde, pas même une petite fuite, et sans aucune promo « classique », l’album fait déjà le buzz. On trépigne d’impatience ! Le groupe prend tout le monde à revers.
Le jour approche donc…
Vendredi, fin d’après midi, je tente un coup sur le site. Ils ne sont plus à ça près… et bingo ! On peut déjà télécharger l’opus 8. Un premier titre tourne déjà avec son clip depuis le début de l’après midi (Thom Yorke, avec le chapeau melon de Malcom MacDowell dans Orange Mécanique, nous fait une danse de saint guy…). Sur « radiohead.fr », c’est déjà l’effervescence : les première critique de fans tombent et des liens vers des commentaires à chaud de critiques musicaux (Les Inrocks, Rue89, …) ont été créés…
Je peux ENFIN profiter de l’album tant attendu…
Et le disque dans tout ça ?
Ah…
Bon, là, vous vous dites : « le type, il est bien gentil, il nous raconte sa vie, ses émotions, … mais quand est ce qu’il nous parle de l’album ! ».
Ne vous impatientez donc plus, la voici cette critique…
Et l’une des premières impressions qu’on ressent, à la première écoute, je vais être franc avec vous, c’est « putain, elles sont où les guitares ? Ils veulent nous refaire un truc à la Kid A ? » (Attention, pour moi, Kid A n’a rien de péjoratif, au contraire, il s’agit juste d’un élément de comparaison).
En fait, ces toutes premières écoutes se révèlent quelque peu décevantes. De trop grands espoirs liés à une trop forte attente ?
On dira que comme tout bon « grand vin », un Radiohead, ça se débouche à l’avance, et ça se laisse décanter… Et le lendemain, effectivement, ça y est, la mayonnaise commence à prendre.
L’ensemble est court, le plus court de leurs albums (à peine plus de 35mn pour pistes).
On note une fracture nette au sein des pistes : la première partie, plutôt expérimentale, rappelle les faces b de la période « Amnesiac-Kid A ». Les rythmes sont efficaces.
Les instruments sont nombreux, les arrangements sont très riches. En clair : plutôt agréable, mais à une époque, on ne se rassasiait pas de ça en plat principal.
La seconde moitié, partie calme et apaisante, plus aboutie, réserve plus de pépites. Des morceaux sereins, maîtrisés. Des morceaux signes d’une grande maturité. On frissonne en les entendant. Il faut les écouter bien fort ou au casque, et se laisser envoûter.
Alors, prenons un peu de recul sur tout ça.
L’album se laisse donc apprivoiser avec le temps. Il est vraiment sympathique, parfois surprenant, presque génial. C’est une sorte de remix intelligent et bien dosé de tout ce qui se fait en ce moment. Toutefois, une petite part de déception persiste… Malgré la deuxième partie de l’album, on a quand même du mal à croire « tout ça pour ça » ! Radiohead invente moins et ne trace plus sa route musicale, en précurseur. « The King Of Limbs » est un vrai album, cohérent, dont on fait lentement le tour, et qu’on apprécie, mais qui laisse sur sa faim. Et puis c’est quand même loin d’être leur meilleur album !
Mais soyons aussi honnêtes avec le groupe… aujourd’hui, quand on juge Radiohead, on juge plus qu’un album de musique. Déjà, une part du mal de Radiohead vient du fait que, pour eux, maintenant, on commente plus la forme que le fond : le principe de la sortie, la promotion hors réseau. Radiohead est sorti du rang le premier, et ça fait jaser.
Ensuite, autour du groupe, les attentes de la part des fans sont maintenant très fortes, certainement trop fortes. On a l’impression que pour un Radiohead, désormais, on attend « autre chose que de la musique ». On attend d’eux l’impossible… qu’il donne une nouvelle orientation à nos vies, comme « OK Computer » avait pu le faire… qu’il imprime l’évolution de la musique de son empreinte…
Jugeons l’album sur sa valeur intrinsèque, et non pas de manière relative : « The King of Limbs » laisse peut-être sur sa faim, mais il est plus qu’honnête !
Et puis, tout simplement, dernière raison à cette sévérité ambiante : Radiohead, c’est, il faut être lucide là-dessus, plutôt une musique compliquée, torturée… Les fans n’aiment pas tout de suite mais font l’effort de rentrer dedans. Normal alors que tout le monde n’apprécie pas et que certains passent même leur chemin.
Alors, aujourd’hui, les supputations les plus folles courent autour de cet album et de sa sortie qui n’a rien de normal. Et dès les premières heures, on pouvait lire sur les forums de fan des idées telles que : « il ne s’agit en fait que de l’album de face b », « il y aura un second opus dans très peu de temps, qui surprendra tout le monde », …

De nombreux indices pourraient laisser penser cela : le titre de la dernière chanson de l’album (Separator) et ses paroles (« If you believe it’s over, you’re wrong »), et puis bien sûr, ce principe d’album journal dont personne ne comprend rien et cette sortie fragmentée… Ce serait un énorme pied de nez fait à tout le monde. Ca expliquerait beaucoup de choses…
Le groupe a l’air de prendre actuellement un malin plaisir à distiller ses infos.
Affaire à suivre donc, pour notre plus grand plaisir !
